Épisode 5. Violeta

C’est vrai que dans le milieu médical on était assez perdu entre guillemets ça a été vraiment inattendu, que ça a évolué hyper vite qu’on avait pas le tempos de s’adapter qu’il fallait déjà pas le temps de s’adapter qu’il fallait déjà changer […] Le premier confinement a été tout un travail de construction et de réadaptation et en continue beaucoup de stress même si à l’hôpital de Saint Girons on n’a pas été débordé comme dans d’autres hôpitaux dans le monde.

Prénom
Violeta
Nom
Tenorio
Occupation
Médecin
Commune
Moulis
Habite en Ariège depuis
6 ans
Petite bio

Pédiatre à l‘hôpital de Saint-Girons

Cette conversation a été enregistrée en Pouech le 13 décembre 2020 à 17h00.

Extraits de la conversation

Je suis pédiatre donc comme les enfants n’ont pas été très touchés par la Covid-19 globalement je n’ai pas trop changé ma façon de fonctionner

[02’59]
C’est vrai que dans le milieu médical on était assez perdu entre guillemets ça a été vraiment inattendu, que ça a évolué hyper vite qu’on avait pas le tempos de s’adapter qu’il fallait déjà pas le temps de s’adapter qu’il fallait déjà changer

[04’31]
Le premier confinement a été tout un travail de construction et de réadaptation et en continue beaucoup de stress même si à l’hôpital de Saint Girons on n’a pas été débordé comme dans d’autres hôpitaux dans le monde

[09’43]
C’est la densité de population surtout ici il n’y a presque pas d’appartements la plupart des gens habitent dans des maisons qui sont très écartées les unes des autres ce n’est pas comme dans une grosse ville où tu sors de chez toi tu es déjà dans la rue avec des centaines de personnes ou après tu partages les transport en commun ici tout le monde se déplace en voiture particulière ou en vélo ça c’est sur que pour le transfert de la maladie ça nous a protégé

[19’00]
au niveau de mes achats il y a eu un côté positif et un côté négatif. Lors de la première vague ce n’était pas très clair ce qu’on pouvait et ne pouvait pas faire, j’ai préféré acheter dans des petits magasins du village, épicerie, des gens qui ont des fermes consommer plus local des produits locaux ce que je faisait déjà avant mais cela m’a permis de rencontrer des producteurs locaux que je ne connaissais pas avant et c’est une habitude que j’ai gardé. Le côté négatif ici on est très isolé et c’est déjà compliqué d’avoir accès à certains produits par exemple des produits de technologie, des habits, les magasins étaient tous fermés et se déplacer était compliqué j’ai commencé à consommer plus avec amazon ça ne me plaît pas de le dire mais on a beaucoup plus utilisé amazon pour les achats même pour des achats que j’aurais pu faire dans le village de saint girons j’ai beaucoup plus consommé sur internet

[31’00]
j’ai commencé à faire plus de sport. pendant le premier confinement comme on ne pouvait sortir qu’une heure par jour même si avant cette heure je ne l’utilisais pas par ce qu’on était dans cette dynamique de travail, d’accompagner les enfants aux activités périscolaires et comme il n’y avait plus d’activités périscolaires, c’est marrant mais j’avais plus de temps pour moi et j’ai commencé à sortir plus, à faire de la course à pied et ça je l’ai gardé et j’aimerais bien continuer à le faire.