Épisode 1. Marie-Pierre

…il fallait que j’essaye de garder cet enjeu de formation qui est central pour les enfants qui est de garder le lien ensemble, parce qu’à la maternelle on apprend à vivre ensemble, on apprend à partager, on apprend à jouer, on apprend à coopérer, à participer à des projets communs, et là je me demandais vraiment comment je pouvais faire ça avec des enfants qui étaient tout seul à la maison.

Prénom
Marie-Pierre
Nom
Moine
Occupation
Enseignante à l'école de Moulis
Commune
Balaguères
Habite en Ariège depuis
2008

Cette conversation a été enregistrée en L'école de Moulis le 7 décembre 2020 à 16h30.

Extraits de la conversation

[Dès que le confinement a été annoncé j’ai du effectivement avoir cette mission là de gérer ce qu’on appelle la classe à la maison en tant qu’enseignante. Bon déjà ce n’était pas évident par ce que la classe à la maison pour des petits, ce n’est pas comme la classe à la maison pour les grands qui ont devoirs, ou c’est scolaire, ] il fallait que j’essaye de garder cet enjeu de formation qui est central pour les enfants qui est de garder le lien ensemble, parce qu’à la maternelle on apprend à vivre ensemble, on apprend à partager, on apprend à jouer, on apprend à coopérer, à participer à des projets communs, et là je me demandais vraiment comment je pouvais faire ça avec des enfants qui étaient tout seul à la maison. »

[les enfants à l’école] sont moins malades depuis qu’on se lave les mains

Il y a eu aussi la suspension des marchés notamment celui de Engomer et ça a eu pour conséquences que les producteurs locaux ne pouvaient plus vendre leurs marchandises autrement, donc l’épicerie elle a du jouer ce rôle de distribuer certains produits en plus de ceux que nous vendions habituellement.

Et bien tout ca il a fallut qu’on échange beaucoup entre nous, nous sommes une équipe, on a eu beaucoup de questionnements, on avait des idées, des propositions, il fallait que l’on parle de notre vécu par ce que c’était intense même diffcile parfois et ca fusait dans tous les sens, notre boîte mail a craqué même.

Et je pense que le système notre système associatif là, à ce moment là, il a démontré que le pouvoir de résilience.. il a vraiment démontré ce pouvoir de résilience là, parce que on aurait pu se dire on ferme c’est trop difficile. On a essayé de maintenir des horaires quasiment pareil, et on était ouvert plus longtemps que certains autres commerces mais on a pris sur nous et c’est par ce qu’on était une association qu’on a eu ce pouvoir de résilience là je pense et on a pu prouver qu’on était d’une utilité publique sur noter territoire.

Tous les jours on était remercié d’être là.

C’est une parenthèse au niveau de mon métier d’éducatrice.

Sur l’outil numérique: C’était le seul outil possible, si on avait pas eu cet outil possible pendant le confinement on aura pas eu de lein avec les enfants donc c’était très important.